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- 18/10/2008
- Pas de panique
Immobilier : des prix en baisse de 4% en 2008 et de 6% en 2009
La baisse du marché de l'immobilier est enclenchée. Les prix pourraient baisser de -4% en 2008, avant de chuter de -6% en 2009, selon le Bipe et le courtier en ligne Empruntis. Selon eux, il n'y a pas de "crise des subprime à la Française".
Depuis quelques mois déjà, les principaux observateurs annoncent une baisse des prix du marché de l'immobilier résidentiel. Pour l'heure le retournement est encore timide, mais perceptible. "La baisse est bien enclenchée : à la fin du premier trimestre 2008 et sur l'année glissante, les prix de l'immobilier ancien n'ont augmenté que de +0,9%", explique Cyril Blesson, directeur services financiers et macroéconomie au Bipe.
Alors qu'il prédisaient jusque là une baisse des prix de -3% en 2008, ils viennent de réviser ce chiffre à -4% et anticipent même une accentuation de la chute en 2009, avec -6%. Des prévisions partagées par un certain nombre d'autres économistes. Mi-mai, Mathilde Lemoine, directeur des études économiques et de la stratégie marchés de HSBC France, avançait les mêmes chiffres : -4% en 2008 et -6% en 2009. De leur côté, les Caisses d'Epargne anticipent une baisse de -2% à -3% cette année.
Pas de crise des "subprime à la Française"
Faut-il pour autant craindre une vraie crise immobilière aux impacts récessifs sur l'ensemble de l'économie, à l'image de ce qui se passe aux Etats-Unis, en Irlande ou en Espagne ? "Les situations sont très contrastées d'un pays à l'autre et ne sont pas du tout transposables au cas français", explique Cyril Blesson. D'abord, les prix, même s'ils ont augmenté de plus de 140% depuis 10 ans, sont restés bien plus mesurés en France qu'ailleurs. Ensuite, le secteur de la construction n'est pas, comme en Espagne par exemple, surdimentionné au sein de l'économie nationale et du produit intérieur brut (PIB). Du coup, une crise dans ce secteur ne peut pas entraîner le reste de l'économie dans sa chute.
Enfin, "l'endettement des ménages est resté sous contrôle, les crédits à taux variables sont peu répandus et le crédit à l'habitat à la Française offre un taux de défaut très faible (moins de 1 pour mille), parce que la sélection des emprunteurs se fait sur leur revenu", fait valoir Geoffroy Bragadir, fondateur d'Empruntis.com. Exit donc les risques de crise à l'américaine.
Source les Echos








